Santé et territoire - démographie médicale

L’offre de santé (soin de premier recours) : un enjeu pour les territoires

 Depuis de nombreuses années, trois facteurs contribuent à la dégradation de l’offre de soins sur les territoires :

 

  • Un vieillissement de la population : ces conditions de vieillissement démographique induit un accroissement des besoins dans un contexte d’augmentation des handicaps, de perte d’autonomie, et de maladies chroniques de la population
  • Une démographie médicale défavorable : dans le prolongement du vieillissement de la population, une présence déficitaire et inégale selon les territoires, des professionnels de santé,
  • Une évolution des besoins de la population : Un besoin ressenti de sécurité et d’accessibilité à la santé  des populations rurales et rurbaines devant générer une plus grande coordination et coopération entre les acteurs de l’aide, du soin de la prévention et de la sécurité sanitaire.

Conscient de ces évolutions, les français, pour qui la santé est une préoccupation majeure, ont aujourd’hui le sentiment que l’accès à la santé se dégrade sur certains territoires. De ce fait, lorsqu’il recherche un territoire sur lequel s’installer, il s’interroge sur la qualité de l’offre de soin de premier recours au même titre que l’ensemble des services offerts à la population sur leur bassin de proximité. La notion de désertification est donc tributaire de multiples origines et conséquences sur un territoire.   

Ainsi l’offre de santé constitue un enjeu d’attractivité majeur pour l’ensemble des territoires. 

 Des réponses qui doivent venir des territoires

 En parallèle de ces enjeux relatifs à la démographie médicale et au vieillissement de la population, les attentes de professionnels de santé ont profondément évolué au cours de ces dernières années.

De nombreux éléments participent incontestablement à l’attractivité des professionnels de santé sur les territoires : 

  • L’attractivité économique : l’évolution du profil des médecins généralistes (féminisation notamment) a introduit un besoin de « double emploi » sur leur territoire d’installation. En effet, en complément de l’activité de médecin généraliste, le territoire doit être en mesure de proposer au conjoint du professionnel un emploi de niveau cadre.
  • La cohésion et la dynamique de groupe : les nouvelles générations de professionnels de santé à l’image des Français souhaitent davantage privilégier leur vie privée que les générations antérieures. À ce titre et afin de travailler sur des amplitudes horaires moins larges, les professionnels de santé s’orientent vers l’exercice regroupé ou souhaitent à minima disposer d’une offre de soins d’ores et déjà existante sur le territoire afin de ne pas se retrouver seuls face aux besoins de la population.
  • Les services publics/qualité de vie : dans le prolongement du précédent point, les nouvelles générations de professionnels de santé souhaitent disposer sur leur territoire d’installation de services publics similaires développés. Parmi les services recherchés, nous pouvons mentionner les services de la petite enfance, les activités culturelles et sportives…

Ainsi au-delà des incitations financières proposées par le Ministère de la Santé et les Agences Régionales de Santé (ARS), les collectivités territoriales sont en mesure d’apporter une partie des réponses aux problématiques de désertification médicale en agissant notamment sur les éléments suivants :

  • Développer l’offre de service à la personne : crèches, périscolaires, petite enfance…
  • Développer une programmation culturelle satisfaisante,
  • Développer l’offre de transport en commun vers les pôles de services,
  • Communiquer sur l’ensemble des atouts du territoire en matière de qualité de vie.
Démographie médicale : les collectivités, acteurs des politiques de santé
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