Comme le souligne l’atlas 2015 de l’ordre des médecins, l’attractivité médicale d’un territoire est étroitement liée à sa capacité d’attirer de nouveaux habitants de catégories socioprofessionnelles similaires à celle des médecins et d’attirer de nouvelles entreprises (emploi du conjoints, qualité de vie…). Ainsi à titre d’illustration, les régions Pays de la Loire, Rhône-Alpes et Aquitaine ont observé au cours de ces dernières années une augmentation de leurs nombres de médecins. Ces régions sont de la même manière celles qui ont attiré le plus de nouveaux habitants et ont vu leurs taux de chômage restait relativement stables.

Chacun des territoires confrontées à une problématique de désertification médicale doit nécessairement travailler à la fois sur la recherche de nouveaux professionnels de santé et sur leur attractivité de manière générale.

Quelques enseignements de l’atlas 2015 de la démographie médicale :

Atlas de la démographie médicaleAu-delà de ce premier constat relatif au fondement de l’attractivité médicale, l’édition 2015 de l’atlas de la démographie médicale met en lumière les éléments suivants :

  • Les premiers effets du relèvement des numérus clausus peuvent aujourd’hui être observés avec une stabilisation du nombre de médecin au niveau national (+1,7% toutes activités confondus). Néanmoins, la répartition géographique des médecins reste déséquilibrée et profite essentiellement à des régions fortement attractives (Bretagne, Pays de la Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine, …) et très peu à certains territoires d’ores et déjà déficitaires (Limousin, Picardie, Ile de France…),
  • Un cumul emploi / retraite de plus en plus important : au 1er janvier 2015, près de 15 000 médecins inscrits à l’ordre des médecins cumulés à la fois une activité médicale et une retraite (43% ont une activité en médecine générale).
  • Un mode d’exercice mixte (salarié et libéral) qui se développe progressivement au niveau national (+14,7% par rapport à 2007). Ce mode d’exercice ne représente néanmoins que 7,2% des médecins généralistes.
  • Près de 38% des internes en médecine générale ont eu pour intention de s’installer comme remplaçants lors de leurs premières années d’exercice.

 

L’ensemble de ces constats sont autant d’éléments à prendre en compte lors des démarches de lutte contre la désertification médicale.

Les leviers de renforcement de l’attractivité médicale sur les territoires :

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