confiance mspLe développement d’une maison de santé, d’un pôle de santé ou d’un centre de santé constitue comme nous avons pu le souligner dans nos précédents articles un élément de réponse à la problématique de désertification médicale que rencontrent nombres de collectivités territoriales.

Nous vous proposons de nous arrêter aujourd’hui sur l’une des conditions de réussite de ce type de projet : le renforcement d’une relation de confiance entre les parties prenantes (professionnels de santé, élus…). Ce facteur de réussite se retrouve également dans les démarches d’élaboration et de définition d’un contrat local de santé.

 

La confiance : une condition de réussite de vos projets

Ces projets qui ont pour ambition commune de renforcer les coopérations et de développer un esprit d’équipe nécessitent de tisser du lien entre l’ensemble des acteurs impliqués. En l’absence de lien étroit entre l’ensemble des professionnels de santé d’une part et des élus d’autre part, il sera relativement complexe de construire ou faire vivre un projet commun et partagé. Il convient de garder à l’esprit que les professionnels de santé impliqués dans un projet de maison de santé restent et doivent rester des libéraux. Ce qui implique généralement une volonté de conserver une indépendance et un pouvoir de décision et non pas prioritairement de constituer une équipe étroitement liée.

Sans confiance entre les parties prenantes chacune d’entre elles sera amenée à s’interroger sur les arrières pensées des autres professionnels de santé, sur la pérennité des subventions qui pourront être attribuées, par les collectivités territoriales par exemple.

Sans confiance et dialogue, il s’avère relativement vain de construire un projet partagé et de mettre en place des actions de lutte contre la désertification médicale. La mise en œuvre de ce dernier pâtirait nécessairement de cette situation, des professionnels de santé ou des élus mettront en effet des freins à d’éventuels changements.

 

Une démarche qui demande du temps :

Pour pouvoir construire un sentiment de confiance entre l’ensemble des professionnels de santé et des élus, il est nécessaire d’organiser d’une part des rencontres régulières entre ces derniers afin que chacun puissent faire part de ces attentes respectives, expliciter son adhésion ou son absence d’adhésion aux projets d’autre part. Ces échanges réguliers entre les professionnels de santé demandent nécessairement du temps et expliquent le délai nécessaire pour la création d’une maison de santé (entre 2 et 3 ans de gestation). Il s’agit également de rencontrer régulièrement chacun des professionnels et des élus pour recueillir leurs craintes et apporter des réponses à leurs différents questionnements.

Une démarche de transparence vis-à-vis des acteurs impliqués :

D’autre part, il s’agit tout au long des travaux de mettre en œuvre une dynamique de transparence au cours de laquelle chacune des actions ou des décisions prises sont explicitées et commentées à l’ensemble des parties prenantes. Plus largement, il s’agit de communiquer régulièrement auprès des habitants et des partenaires du territoire afin de leur faire part des avancées du territoire en matière de lutte contre la désertification médicale.

Dans le cadre de l’ensemble de ses missions d’accompagnement, Décision Publique s’attache toujours à poser les bases d’une confiance réciproque entre les consultants mobilisés, les professionnels de santé, les collectivités territoriales et les partenaires du territoire. Car il est primordial de construire une équipe avant de construire un projet.

Lutte contre la désertification médicale : construire la confiance

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